Conservatoire National des Arts et Métiers

L’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers organise un colloque national : « Du salariat à l’entreprise artisanale : vers un nouveau modèle économique français » le
20 novembre au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris.

Ce colloque inaugure la première édition des « Journées Nationales de la création, reprise d’entreprises artisanales » mise en oeuvre par les Chambres de Métiers Régionales et Départementales, du 21 au 23 novembre sur l’ensemble du territoire.

En organisant ce colloque, l’APCM rassemble pour la première fois sur ce thème des intervenants d’horizons et de champs d’investigation différents : des universitaires, des parlementaires, des spécialistes de la reprise et de la création d’entreprise, des syndicalistes, des représentants d’institutions françaises et européennes, des artisans ayant cédés leur entreprise, des repreneurs – ex-salariés – devenus chef d’entreprise artisanale…

Aux trois tables rondes, techniques et pratiques, de la matinée qui poseront les questions clés de la transmission et de la reprise d’entreprise artisanale :
* Comment céder son entreprise artisanale à un salarié ?
* Comment former et accompagner les salariés repreneurs ?
* Quels financements pour la reprise d’une entreprise artisanale ?

répondra, l’après-midi, un débat en séance plénière sur la place et l’évolution de l’entreprise artisanale dans le paysage économique français et européen.
Les intervenants nous feront alors partager leurs réflexions ; chacun dans son domaine proposera une lecture complémentaire de l’artisanat.

La volonté était forte de donner la parole, lors de ce colloque, à des cédants et à des repreneurs.

Au-delà des nécessaires débats d’experts, l’expérience de ces femmes et de ces hommes, leur réussite, illustrent de la meilleure des façons le potentiel de création de richesse et d’emploi que recèle l’artisanat pour les jeunes.

Ces témoignages nous confortent sur la nécessité de continuer plus que jamais à encourager, à préparer et à accompagner la transmission et la reprise d’entreprise.
Ces témoignages prouvent également la capacité de l’artisanat à intégrer des salariés, diplômés ou non, cadres ou ouvriers, devenus à la faveur d’une reprise, chef d’entreprise artisanale – et donc artisan.

La voie européenne, source d’exemples et d’expériences, n’a pas été oubliée. En matière de fiscalité, en matière de financement, en matière de transmission à des tiers, les cas de « bonnes pratiques » ne manquent pas.

Recensés dans le projet Best Entreprise de la Direction Générale Entreprises de la Commission européenne, ces exemples sont sans aucun doute des pistes de travail sérieuses pour les années à venir.

Le thème de la transmission reprise répond à des enjeux économiques majeurs : 230 000 chefs d’entreprises artisanales ont plus de 50 ans. C’est une préoccupation mécanique qui pèse sur la production de richesse et sur la sauvegarde de l’emploi. C’est aussi un enjeu d’aménagement du territoire quant l’on sait que la densité artisanale est beaucoup plus forte en zone rurale qu’en zone urbaine.

Ce thème répond également aux aspirations des français dont près d’un tiers souhaite créer sa propre entreprise. Volonté d’indépendance, souci de créer son propre emploi, la reprise d’une entreprise offre au même titre que la création d’une entreprise le parcours que la majorité des français considère comme le plus enrichissant.

Une série d’études et de statistiques est diffusée en avant-première lors de ce colloque. Elles portent notamment sur le profil des repreneurs d’entreprises artisanales et nous indiquent plus précisément qui ils sont.

Ainsi, on découvre que le repreneur est de plus en plus diplômé, qu’il reprend une entreprise de plus en plus jeune, que ces entreprises reprises ont un nombre de salariés de plus en plus conséquent… Ces études sont une autre façon de montrer l’évolution de l’artisanat.

L’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers et les Chambres de Métiers départementales et régionales, créées en 1966, exercent des missions de service public auprès des artisans : gestion du répertoire des métiers, gestion de la formation et de l’apprentissage…

Leur rôle est particulièrement important en matière de transmission-reprise d’entreprise : sensibilisation, accompagnement, formation, mise en place d’outils d’information… : c’est cette présence, ces services et cette expérience quotidienne au contact des repreneurs et des cédants que les Chambres de Métiers souhaitent valoriser aujourd’hui.